Publié le 21 Novembre 2025

De l’usage massif à l’interdiction : retour sur l’histoire de l’amiante en France
L’amiante a longtemps été prisé dans le secteur du bâtiment en raison de ses propriétés isolantes et sa forte résistance. On le retrouvait dans une multitude de composants tels que les conduits, les toitures ou encore les revêtements de sol. Cependant, devant les dangers grandissants pour la santé, la France a tranché en instaurant une interdiction totale de l’amiante à partir de 1997. Cette date marque un tournant majeur en matière de prévention et de protection des habitants et professionnels exposés à ce matériau.
Les principaux matériaux concernés par la réglementation
Obligations réglementaires liées à l’amiante après 1997
Dès l’entrée en vigueur de l’interdiction en 1997, la réglementation française a imposé de nouvelles règles strictes en matière de gestion de l’amiante, principalement pour les bâtiments construits avant cette année. Ainsi, le diagnostic amiante est devenu un préalable obligatoire en cas de vente, de travaux ou de démolition. Ce diagnostic est confié à des opérateurs certifiés qui identifient les matériaux susceptibles de contenir de l’amiante, évaluent leur état de conservation et recommandent les mesures adaptées, qu’il s’agisse de surveillance, de confinement ou de retrait.
Un enjeu de santé publique et des mesures toujours d’actualité
Même après plus de deux décennies depuis l’interdiction, le risque amiante demeure car de nombreux bâtiments anciens en contiennent toujours. La réglementation continue d’évoluer afin de renforcer la protection des occupants et travailleurs, entre autres par l’actualisation régulière des obligations de repérage et la formation des professionnels. Pour garantir la sécurité de tous, il est essentiel de faire appel à des experts capables de réaliser un diagnostic conforme et complet, condition indispensable avant tout projet immobilier touchant des constructions antérieures à 1997.